Ayurveda, the compassionate science | Dr Kostopoulos

Ayurveda, the compassionate science | Dr Kostopoulos


Holistique AYM présente “Ayurveda, la science compassionnelle”
Par Dr Nikolaos Kostopoulos Ayurveda, Yoga et Méditation, juin 2018, Sounion, Grèce Quel est notre sujet? Avez-vous lu de quoi nous allons parler lors de la conférence aujourd’hui? De quoi s’agit-il? Est-ce que quelqu’un s’est concentré suffisamment? Il est écrit “Ayurveda,” pas à l’écran, sur vos brochures. Ils ne lisent pas les brochures. Oh ils ne les lisent pas, O mon Dieu! Ils disent qu’ils ne vont parler que de ce dont ils ont envie de parler! Je suis rarement stressé, rarement, mais une des choses qui peut me stresser c’est lorsqu’on me demande le sujet de la prochaine conférence. Je dois toujours trouver quelque chose de nouveau. Donc il est écrit “Ayurveda, la science compassionnelle”. Pourquoi “science compassionnelle”? Je vais vous le dire. Ceci est la Charaka Samhita, un des manuels classiques en Ayurveda. Et il y est écrit, lorsque la quête de l’Ayurveda a commencé, je vais vous le lire: “Lorsque les maladie sont apparues telles de si nombreux obstacles aux austérités, au jeûne, à l’étude, à la continence, et aux voeux des âmes incarnées, les grands Sages, ceux qui font le Bien, animés avant tout par la compassion pour les êtres, se sont réunis sur les flancs sacrés des Himalayas” Je vais le relire.
C’est un peu de l’anglais victorien. “Lorsque les maladies sont apparues telles de si nombreux obstacles aux austérités, au jeûne, à l’étude, à la continence et aux voeux des âmes incarnées, les grands Sages, ceux qui font le bien, animés avant tout par la compassion pour les êtres, se sont réunis sur les flancs sacrés des Himalayas”. Et c’était le “pourquoi” pour eux.
Pourquoi l’Ayurveda? Parce qu’il y avait des maladies. Et à cette époque, ce devait être une époque bien différente, où ces maladies étaient un obstacle, un obstacle à quoi? Non pas au fait que je veuille regarder la télévision pendant 5 heures assis sur mon canapé, puis me plaindre au Docteur que j’ai mal au dos et lui demander une injection. Non pas au fait que je veuille manger 3 fois plus que ce que je ne devrais, et me plaindre au docteur -après avoir mangé un troisième kilo de sucreries- que j’ai des brûlures d’estomac et lui demander de me donner un médicament pour que je puisse continuer à en manger. Ou, pour faire plus simple, de nos jours parfois la médecine ressemble à ça: les docteurs se prennent pour des dieux, et ils envoient ce message: “faites ce que vous voulez, soyez complètement libres et ne vous inquiétez pas, quel que soit votre problème nous lui apporteront une solution”. Les patients se prennent pour des Dieux, et c’est une mauvaise chose pour les 2 parties, et ils s’expriment ainsi: “ceci est mon Royaume, je ferai tout ce que je veux, et c’est mon droit le plus absolu de me faire du bien donc je peux continuer à faire tout ce que je veux”. Cela a-t-il un sens? La vie est-elle vraiment ainsi? Est-ce la réalité? Donc on parle de compassion et de science parce que le vrai Bien des humains, le nôtre, le vrai Bien n’existe que si nous sommes en paix. Dans la définition de la santé selon l’Ayurveda, il est décrit “prasanna atman indriya manah, svastha iti abidiyate”, outre le fait d’avoir des énergies en équilibre, d’avoir des tissus sains, de bonnes enzymes, un système excrétoire qui fonctionne, vous devez être en paix. Et ils ajoutent que cela concerne l’âme, les organes sensoriels et le mental. Seulement ainsi vous pouvez être en bonne santé, c’est cela la santé. Donc en réalité il s’agit d’une science compassionnelle parce qu’elle est censée guider le patient, non seulement à avoir un niveau de cholestérol adéquat, non seulement à lui éviter des maux de dos, ce qui est très important, mais elle devrait guider le patient à trouver la voie de la plénitude et de la paix. Et cette paix, c’est ce que vous recherchez. Et cela fait référence à une autre histoire personnelle dont vous n’avez pas connaissance, lorsque j’ai décidé d’étudier la médecine mon souhait initial était d’aller vers la psychiatrie. J’ai fait médecine parce que je voulais être psychiatre.
J’avais cette idée en tête que c’est peut-être très bien d’avoir un genou qui ne soit pas douloureux, mais à quoi cela sert-il si on n’est pas heureux? C’est bien d’avoir un estomac qui fonctionne bien, mais à quoi cela sert-il si on n’est pas heureux? Donc je me suis dit ok, il faut que j’étudie la psychiatrie. Parce que je veux apprendre aux gens comment être heureux. J’avais cette idée en tête, vous savez quand on a 18 ans on rêve. Donc en entendant ce mot psy, vous pensez que la psychiatrie va vraiment aider les gens à trouver leur nature véritable. Bien sûr lorsque je suis allé à l’école de médecine j’ai eu une sacrée surprise, vraiment. C’était incroyable. De nos jours la psychiatrie est devenue une classification extrêmement minutieuse de toutes les maladies. Cela s’appelle DSM: c’est mis à jour aux Etats-Unis régulièrement, et je pense qu’aujourd’hui nous en sommes au DSM 5. Il dit: si vous êtes névrosé voici les symptômes dont vous souffrez. Si vous êtes psychotique, voici les symptômes dont vous souffrez. Et vous allez voir que la psychiatrie est exactement à l’opposé. Au lieu de s’interroger sur “qu’est-ce qu’une personne en bonne santé?” et d’essayer de partir de ce point, ils regardent de quel genre de maladie vous souffrez, le plus dur étant de savoir dans quelle catégorie vous ranger. Ensuite ils doivent persuader le patient qu’il souffre de telle maladie. Donc je me suis dit la psychiatrie ce n’est pas pour moi, en aucun cas. La manière dont la psychiatrie est exercée peut être très utile dans certains domaines, mais ce n’est pas ce que je croyais, c’était une fausse croyance de ma part de penser que la psychiatrie est vraiment à même d’apporter la paix aux êtres humains. Donc on parle de science compassionnelle parce qu’elle touche toutes les cellules, elle les touches d’une manière extrêmement pratique. Si je veux trouver la paix dans mon esprit, en observant le point de vue de mon cerveau, et que je me dise “assied toi et médite”, oui mais si avant j’ai bu 5 tasses de café, une substance amère, et mon Vayu, mon énergie cinétique est trop élevée, il me sera très difficile d’avoir un esprit calme. Donc cette science ne parle pas seulement de la paix, elle s’adresse aux individus et donne des informations pratiques pour permettre d’être en bonne santé d’une manière unique, qui va vous faciliter l’accès à cette paix. Si j’ai une constitution Pitta, avec beaucoup de feu, et que j’essaye de méditer en répétant un mantra deux mille fois, il est probable que mon Pitta va encore augmenter, j’ai besoin d’une méthode différente pour être calme. Si j’ai mal au dos et que je dois rester assis en posture de yoga il me sera très difficile d’être calme. Donc cette science a trait à la paix et a trait à tous les obstacles qui peuvent créer des problèmes.
Et c’est de cela dont nous allons parler au cours des 2 prochains jours. Il s’agit donc d’une science qui parle des aspects les plus profonds de la vie humaine, mais qui s’occupe aussi d’aspects totalement périphériques, tels que les maladies de peau, la douleur, les brûlures, et qui vous dit ce que vous devez faire afin que tous les pré-requis soient présents pour vous permettre d’atteindre la paix. Elle fait le lien entre corps, mental et esprit ou peut importe comment vous appelez cela, et c’est pourquoi c’est si fascinant. C’est une autre raison pour laquelle je pense que l’Ayurveda est véritablement une science. Holistic AYM organise chaque année plusieurs séminaires dédiés aux principes de base de l’Ayurveda et à la pratique du Yoga et de la Méditation. La vision de Holistic AYM est, autant que possible, de diffuser la connaissance des principes de l’Ayurveda, du Yoga et de la Méditation. La mise en pratique de cette connaissance va aider chaque individu à développer une compréhension plus profonde du bien-être et de l’équilibre dans la vie.

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